Il n’est pas rare, quand on a vingt ans, de croire que la vie est très, très longue et de penser qu’il faut une “éternité” pour être “plus vieux”, en comprenant par “plus vieux” ceux qui sont dans la cinquantaine ou la soixantaine. Il n’est pas rare d’entendre des jeunes dire : “Mes parents sont très vieux, ils vont avoir 60 ans”. S’il est vrai qu’un jeune homme de 20 ans a encore beaucoup de chemin à faire dans sa carrière, il ne faut pas négliger l’importance d’inculquer aux jeunes une véritable culture de l’épargne, surtout lorsqu’il s’agit d’épargner pour la retraite.

Penser à la retraite dès maintenant

De nombreux centenaires commencent maintenant à travailler et s’intègrent déjà dans une vie active, qu’ils devront conserver pendant les 40 prochaines années de leur vie, les statistiques indiquent qu’au cours de la prochaine décennie, cette génération représentera 75% de la population active mondiale. En fait, selon les données de l’INEGI, au Mexique, cette génération est composée de près de 30 millions de jeunes, ce qui représenterait environ un quart de la population totale de notre pays.

Maintenant, certains de ces jeunes ont sûrement des grands-parents ou même des parents ou des oncles qui ont pris leur retraite, tellement de gens croient que, de la même façon que leurs grands-parents prendront leur retraite, ils pourront prendre leur retraite, mais ce n’est plus le cas.

En 1997, le Mexique a modifié la loi sur la sécurité sociale, en changeant la façon dont les pensions seront calculées à l’avenir, pour passer d’une “méthode de calcul”, qui peut être résumée essentiellement et grossièrement comme une moyenne du salaire des cinq dernières années augmenté des semaines travaillées, à un “pourcentage d’épargne” du salaire gagné, argent qui est conservé sur le compte individuel du travailleur et géré par un “Afore” plus les cotisations volontaires qui ont été versées. En d’autres termes, tous ceux qui ont commencé à travailler après le second semestre 1997 auront pour leur “pension” ce qu’ils ont épargné dans leur compte “Afore”.

Au-delà de la discussion sur les raisons pour lesquelles la loi, sa justice ou son injustice, nous devons être clairs sur le fait que cette législation ne sera guère modifiée, notre préoccupation doit donc être centrée sur les jeunes pour garder à l’esprit qu’ils ne peuvent avoir droit qu’à ce qu’ils ont sauvé durant leur vie active, aucun calcul moyen ou final ne pourra l’augmenter.

L’épargne que les travailleurs génèrent et qui est prise en compte individuellement dans l’Afore se compose de deux types de cotisations : Obligatoire et volontaire. Les obligatoires sont divisés en trois et représentent environ 6,5% du salaire de chaque travailleur (l’employeur contribue 5,150% du salaire, l’employé est déduit de son salaire pour contribuer 1,125%, et le gouvernement donne 0,225%).

Si les jeunes centenaires prenaient leur retraite à 65 ans et s’attendaient à vivre encore 20 ou 25 ans après (n’oublions pas que l’espérance de vie augmente chaque jour), ils n’auraient pour ces années-là que 6,5% de leur salaire gagné pendant leur vie active. C’est ici que nous devons leur faire part de cette préoccupation que l’on se demande si cet argent sera suffisant pour leur permettre de vivre honorablement. C’est la réflexion que nous devons générer en eux pour que la culture de l’épargne devienne une constante tout au long de leur vie professionnelle.

Il faut s’inscrire à la Sécurité Sociale

A cela s’ajoute l’importance d’être inscrit à la Sécurité Sociale depuis leur premier emploi, nous connaissons déjà les entreprises d’externalisation ou les régimes similaires, et les dommages qu’ils peuvent causer aux travailleurs. Bien que pour certains débutants, les conditions de ces régimes puissent sembler attrayantes, il serait nécessaire, à long terme, de se demander s’ils seront les meilleurs emplois à conserver pour la retraite.

Pour toutes ces raisons, les jeunes devraient prendre l’habitude de verser volontairement un pourcentage plus élevé de leur salaire sur leur compte individuel Afore que ce n’est déjà le cas, toujours en suivant les recommandations des spécialistes des finances personnelles qui soulignent qu’il vaut toujours mieux que l’épargne soit faite sur la base d’un pourcentage fixe (qui cherche à augmenter avec le temps) et non sur un montant qui a été gagné. C’est ainsi qu’au fur et à mesure que l’on grandit dans le domaine professionnel, ce qui signifierait une augmentation des salaires, le montant épargné augmentera également.

Les formulaires qui existent pour les contributions volontaires sont vraiment accessibles parce que seulement avec votre CURP vous pouvez vous rendre dans n’importe lequel des différents dépanneurs avec lesquels ils ont des accords et contribuer à votre compte individuel à partir de 50 pesos. Il existe même une application pour les téléphones portables appelée “Transfert” où vous pouvez faire des contributions et vous pouvez également demander des réductions fréquentes ou des prélèvements automatiques sur une carte de débit à partir de 100 pesos sur le portail E-SAR.

L’important, comme je l’ai déjà souligné, est de contribuer et de générer une habitude, non pas pour aujourd’hui mais pour la vie future que l’on veut avoir.

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