Blockchain : explication de son fonctionnement

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Après 2014, il est assez improbable de ne pas avoir entendu parler du Bitcoin. Cette date correspond à la première hausse de valeur fulgurante de la cryptomonnaie. Depuis, elle a connu plusieurs pics et autant de krachs historiques. Cette volatilité a contribué à attirer l’attention des médias, du public et des autorités. De leur côté, les scientifiques ont été séduits par l’énorme potentiel de sa technologie, la blockchain. 

Qu’est-ce que le bitcoin et la blockchain ?

Le Bitcoin (BTC) est incontournable dans toute explication de la blockchain. En effet, la cryptomonnaie est la première application pratique de cette technologie. Elle est aussi la plus connue. Cette monnaie cryptographique est constituée d’une chaîne de blocs. Ces derniers sont créés selon un protocole spécifique et renferment toutes les informations concernant les transactions réalisées sur le réseau.

Les créateurs de ces blocs sont appelés des mineurs. Ils participent concrètement à la vérification, à la sécurisation et à l’enregistrement des opérations sur la chaîne. Ainsi, la blockchain fonctionne comme un immense registre virtuel. La taille d’un bloc BTC est théoriquement fixée à 1 Mo. Cela dit, certaines unités sont validées dès les 500 ko dans la pratique. La communauté Bitcoin passe ensuite à un nouveau bloc. 

Qu’est-ce que le bitcoin et la blockchain ?
Source : shutterstock.com

Qui a créé la blockchain ?

Le plafond de 1 Mo a été défini par le créateur de la blockchain du Bitcoin, Satoshi Nakamoto. Ce pseudonyme pourrait renvoyer à un ou plusieurs individus. Personne ne le sait jusqu’à présent. En tout cas, l’utilisateur a conceptualisé la blockchain dans un livre blanc publié en novembre 2008. L’idée était d’établir un réseau d’échanges en P2P (peer-to-peer) pour supprimer l’intermédiation des banques et des États. 

En 2009, Satoshi Nakamoto a lancé l’implémentation de référence, les premiers jetons et le site officiel du Bitcoin. Le bloc de genèse porte le numéro 0 et renferme un titre du Times paru le 3 janvier. Il s’agit d’un horodatage de la création du premier bloc. Pour cette action, il a reçu 50 bitcoins, la première rémunération de PoW (Proof of Work). Le personnage a ensuite disparu des réseaux en 2010. 

Pourquoi la technologie blockchain est de plus en plus utilisée ?

L’explication de la blockchain aide à comprendre assez rapidement le succès du BTC dans le milieu du forex trading. Cette technologie a en effet permis de créer une monnaie plus sécurisée, car infalsifiable et traçable. Concrètement, chaque bloc ne peut être créé qu’en résolvant une équation contenue dans le précédent. Il suffit donc de remonter la chaîne jusqu’au bloc 0 pour trouver l’équation originelle et authentifier la blockchain. 

Cela dit, il est rarement nécessaire de revenir au bloc de genèse pour vérifier toute la chaîne. La création de chaque nouveau bloc doit effectivement être validée par la communauté formant le réseau. Ainsi, cette validation représente déjà une preuve suffisante pour l’authentification. Il reste néanmoins possible de remonter toute la blockchain, si nécessaire. Cette traçabilité unique intéresse actuellement les acteurs de circuits impliquant un approvisionnement (alimentation, textile, mécanique…). 

Le réseau de Satoshi Nakamoto est une véritable référence en la matière. L’objectif est de générer des équations difficiles à résoudre, mais faciles à vérifier. Les mineurs devront donc déployer la puissance de calcul nécessaire pour trouver des solutions et ajouter des blocs à la chaîne. Ensuite, les membres du réseau P2P se chargeront de vérifier les résultats et de valider les créations de nouveaux éléments. Ce modèle a ainsi inspiré le contrat intelligent, le smart grid, l’authentification de documents…

Pourquoi la technologie blockchain est de plus en plus utilisée ?
Source : shutterstock.com

Quelles sont les caractéristiques d’une blockchain publique ?

Par définition, la blockchain publique est accessible à tous. Tout internaute peut donc consulter et utiliser le registre virtuel. Ainsi, il est possible d’effectuer et d’inscrire des transactions, sans avoir à remplir un critère spécifique. Chacun reste toutefois tenu de respecter les règles internes du réseau. Ce principe est notamment appliqué par les premières blockchains de cryptodevise : Bitcoin et Ethereum.

Cette ouverture permet au grand public de miner, d’échanger des jetons (tokens), de créer un portefeuille en ligne… Cependant, la participation au réseau vaut l’adhésion aux conventions régissant le système. Il faudra donc s’y soumettre. Néanmoins, la chaîne publique aide significativement à gagner la confiance des utilisateurs. En effet, les participants savent qu’ils peuvent vérifier et retracer toutes les transactions. 

D’autre part, la blockchain publique nécessite deux clés, selon les principes de la cryptographie asymétrique. La sécurité des opérations repose essentiellement sur la correspondance entre la clé publique et son binôme privé. La première permet à tous les utilisateurs de crypter et d’effectuer une transaction vers son propriétaire. Seul le destinataire peut décrypter ces données avec sa clé privée. Cette dernière sert aussi à authentifier les actions réalisées sur la chaîne. 

Comment y accéder ?

Le niveau d’ouverture est un facteur central dans l’explication de la blockchain. Ce paramètre permet de distinguer les chaînes de blocs publiques, privées et hybrides. La blockchain publique se définit par sa nature ouverte, dans la limite des règles techniques fixées. Tous les internautes peuvent néanmoins parcourir la chaîne et les codes des blocs. En revanche, les utilisateurs sont censés disposer d’une clé publique et d’une clé privée pour réaliser ou valider des transactions. 

De son côté, la blockchain privée est limitée aux participants invités par le créateur de la chaîne. Ce dernier peut par ailleurs modifier le protocole à tout moment et à sa guise. Dans ce cas, l’accès sera uniquement possible avec les clés distribuées aux membres. Ces autorisations permettent de visualiser la chaîne et d’ajouter des informations ou des blocs. 

La blockchain de consortium peut être considérée comme un système hybride. Cette fois-ci, le créateur du bloc 0 limite l’accès et les privilèges de chacun sur le réseau. Les pouvoirs d’approbation sont par ailleurs limités à un groupe prédéfini. Ainsi, la validation ne vient pas de la majorité, mais de personnes ou d’entités participant à la chaîne. 

Une blockchain peut aussi être ouverte, mais limitée par sa taille. C’est notamment le cas de la chaîne originelle du BTC. Aujourd’hui, la taille de la blockchain du Bitcoin est estimée à plus de 160 Go. Elle devrait à terme dépasser 650 Go. Pour rappel, cette cryptomonnaie a été limitée à 21 millions de tokens (jetons) dès sa création. Le dernier bloc devrait voir le jour vers 2140 selon les experts.

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