La fusion IGT- Isoftbet, une stratégie d’investissement ?

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La plupart des décideurs sur le marché de l’IGaming, comme les observateurs des jeux de jouerenlignefr ne se le cachent plus : les temps qui viennent n’augurent pas d’un horizon radieux, dans la plupart des secteurs économiques. La sphère ludique en ligne n’échappe pas à la récession. Faut-il baisser les bras pour autant, ou, au contraire, prendre des risques et rechercher de nouveaux indices de croissance ? Un moyen d’y parvenir consiste à proposer de nouveaux partenariats B2B2C, ou d’absorber certains services manquants pour développer son envergure sur le terrain.


International Game Technology, propriété de la Holding d’investissements financiers De Agostini a pris la décision d’acquérir, pour 160 millions d’euros, iSoftBet, fournisseur de contenu iGaming et agrégateur de jeux tiers. Cet achat fait doubler la taille de sa bibliothèque de contenu IGT PlayDigital pour l’élever à environ 225 jeux. IGT peut aussi agréger et distribuer des jeux tiers, en offrant à ses utilisateurs la possibilité de proposer de nouveaux outils promotionnels et d’engagement. 


Les principaux objectifs d’une Fusac (Fusion-Acquisition)


 IGT completes its acquisition of iSoftBet for $164m 


La fusion-acquisition est une opération qui a pour diminutif “Fusac” ou se traduit par “Mergers and Acquisition” (M&A). Elle permet de renforcer la croissance externe de l’entreprise et de mieux résister à la concurrence. Les deux entreprises concernées vont alors confondre leurs actifs et n’en former qu’une. L’acheteuse obtient le contrôle juridique de la société acquise et détient les pouvoirs aux assemblées générales 

Ces sociétés peuvent donc accélérer leur croissance, accroître leurs parts de marché, accéder à de nouveaux secteurs, diversifier leurs activités et augmenter leur puissance financière. La fusion-acquisition est, essentiellement, un instrument de croissance externe.


Qui sont les deux acteurs de ce mariage hautement profitable ?


IGT est l’ancienne Lottomatica, société italienne née en 1990, d’abord focalisée sur la loterie. Elle fait une première acquisition, pour 4, 5 milliards de $, de GTech en 2006, qui la rapproche du monde du gaming. Paradoxalement, la société acheteuse (Lottomatica) change de nom et se laisse absorber par le logo de son acquisition, plus réputée dans le monde des jeux, GTech, une société de Rhodes Island aux États-Unis. Cette prise de guerre économique lui permet alors de s’ouvrir sur ce large marché, employant 8.500 personnes sur 52 pays, dont le continent nord-américain. GTech, à cette date, fournit des clients dans 114 pays.


Puis la société italo-américaine achète IGT en 2015 et adopte, une fois encore, l’ancien sigle concurrent de forte notoriété, qui devient l’actuel chapeau de l’entreprise globale.

iSoftBet, beaucoup plus récente, est née en 2011, de la création de studios de gaming. Elle dispose, jusqu’à présent, d’une ludothèque de 250 titres, et de très nombreuses licences d’activités en Europe, dans une multitude de pays : Italie, Belgique, Royaume-Uni, Espagne, Roumanie, Danemark, Grèce, Portugal, Lituanie, Lettonie, Suisse et Suède. Ses grands titres sont célèbres, comme : Tales of Silver Megaways, Hot Spin Megaways, Gold Digger, Hook hem Up Frenzy, Hot Spin Deluxe, Mega Santos Megaways, The Fortune Pig, Sea of Riches, Queen of Wonderland Megaways, Western Gold Megaways, et d’autres. 


L’intérêt d’IGT était donc d’acquérir l’ensemble de ces titres et droits d’exploitation, essentiellement situés en Europe, en déployant sa force de vente dans autant de pays. Ce réseau de diffusion comporte, au moins, 54.000 points de vente dans le monde. Ainsi, IGT a pu s’élargir à tout le « Vieux Continent », aussi bien que sur l’ensemble du marché nord-américain, qu’il avait déjà investi, avant l’arrivée de son nouveau partenaire. 


En janvier 2022, dans un savant jeu de chaises musicales et de montage en poupée russe, ce fournisseur new-yorkais a engagé Vincent Sadusky, pour remplacer Marco Sala, pressenti pour être le futur PDG de l’actionnaire majoritaire d’IGT, De Agostini, sur conseil de la société B&D Holding, qui elle-même, est l’actionnaire majoritaire de De Agostini.


Lorenzo Pellicioli a, quant à lui, pris sa retraite de son poste de Président du conseil d’administration d’IGT.

Au-delà d’un subtil jeu de promotions au sein de ce conglomérat, il s’agit bien de dessiner une stratégie, par de nouvelles initiatives de création de valeurs. Ce sont les investisseurs, au cours de la journée qui leur était consacrée, qui les ont sélectionnées comme pertinentes. 


Marco Sala est un homme d’expérience qui a fait ses preuves à la tête d’ITG durant une vingtaine d’années. Il prend en charge les initiatives de développement durable et l’orientation stratégique d’IGT.

Vincent Sadusky, nouveau PDG, est dans les rangs depuis 2020 et provient d’Univision Communications, considérée comme la première chaîne de médias hispanique aux États-Unis. Grâce à sa maîtrise des sociétés de portefeuille et des marchés financiers, il apportera un positionnement optimal à IGT, s’appuyant sur iSoftBet, pour développer sa croissance. 

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