Le rachat d’une entreprise est une initiative courante dans l’Hexagone pour veiller au maintien de l’emploi. Rien n’empêche les entrepreneurs de s’y lancer surtout s’ils respectent les étapes et bénéficient de l’accompagnement des experts du domaine. Selon les chiffres, tous les ans, environ 60.000 sociétés sont sujettes au rachat. Racheter sa première entreprise est un vrai défi pour un entrepreneur et peut ouvrir vers tant d’autres opportunités d’achat et ce, jusqu’à la reprise d’une grande firme, une fois ses prouesses en gestion soient prouvées auprès d’une institution financière ou un investisseur. Rappelons qu’environ 95 % des entreprises en France ont une dizaine de salariés ou encore moins.

Déterminer ses vraies capacités d’achats

Le futur chef d’entreprise doit commencer par trouver une société répondant à ses vraies capacités et ses domaines de compétences. Au lieu de se contenter de décrocher le trône du patron, il doit veiller à ce que les activités de l’entreprise répondent réellement à son projet. Il faut donc s’informer, a priori, sur le domaine d’activité, les locaux et le statut juridique. Pour tomber facilement sur l’entreprise correspondant à son projet, il peut demander l’accompagnement sur-mesure de la Chambre de commerce et de l’industrie. Il est également libre de recourir au réseau professionnel pour tisser de bonnes relations avec les cédants. À noter que le rachat d’un site de vente en ligne est soumis à d’autres obligations.

Quelles étapes pour le rachat de l’entreprise ?

Ayant flashé par une entreprise intéressante, le repreneur doit se précipiter à la rédaction d’une lettre d’intention. Il peut, pour ce faire, demander l’aide d’un avocat d’affaires. Ce document permet de trouver un terrain d’entente avec le vendeur sur certains éléments indispensables qui sont liés au projet de vente, notamment le prix, les caractéristiques de l’acquisition et les éventuelles conditions. La société sera, par la suite, considérée comme à sa disposition durant une période déterminée de trois à quatre mois. Le repreneur en profitera pour recherche des fonds, préparer les paperasses nécessaires à l’acquisition et effectuer les audits pour mieux connaître sa future entreprise.

Le rapport sur l’aspect financier de l’entreprise

Avec l’aide précieuse de ses conseillers juridiques et financiers, le repreneur procède à la réalisation d’un rapport, et ce, dans l’objectif de réaffirmer l’offre. Ce document mettra en relief tous les éléments essentiels, notamment l’aspect financier, comptable, fiscal et juridique. Vient, par la suite, les étapes de vérification sur tous les nécessaires en fonds de roulement, l’étude de l’équilibre entre le passif et l’actif, la trésorerie, la présence des risques fiscaux ou juridiques, sans oublier les éventuels litiges.

La recherche du financement

Un dossier de présentation sera adressé aux institutions financières pour décrocher des fonds. Durant la rédaction du document, la transparence doit être un maître-mot. Le repreneur doit mettre l’accent sur son expérience et ses compétences.

Avec l’accompagnement d’un expert-comptable, il procède à l’élaboration d’un business plan, et ce, avec une étude approfondie des points négatifs et positifs. La banque analyse le plan de financement et accorde la demande. Un plan répondant parfaitement à sa personnalité en main, le repreneur n’aura aucun mal à convaincre une institution financière.

La vente proprement dite de la société

Le protocole de vente comportant tous le contenu de la lettre d’intention s’impose, afin que le vendeur soit réellement engagé dans le projet.

L’entrepreneur est tenu d’effectuer un audit concernant l’aspect de son entreprise à céder, et ce, sur tous les plans : commercial, marketing, conception et diffusion des produits et services.Le repreneur vérifie si l’audit et le financement répond à ses souhaits. Il ne reste plus qu’à déterminer les conditions supplémentaires.

Pour mener à bien son projet de rachat d’une entreprise, le repreneur doit réunir tous les éléments juridiques d’acquisition, sans omettre la garantie d’actif et de passif signée par le vendeur. L’objectif étant de se mettre en garde face à la gestion antérieur ainsi qu’aux éventuels passifs.Le chef d’entreprise, quant à lui, est obligé de se rendre auprès du centre des formalités des entreprises pour assurer toutes les démarches administratives, une étape très importante dans le cadre de la déclaration et de l’immatriculation d’une société.

Plus de news business :

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici