Dans le procès-verbal de la réunion de politique monétaire de mi-septembre, la BCE note qu’il y a déjà eu une baisse des commandes et des exportations.

Lors de sa dernière réunion, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a examiné l’impact du protectionnisme sur les perspectives économiques mondiales et s’est déclaré préoccupé par “la possibilité que les tensions commerciales entraînent une baisse plus générale de la confiance dans l’économie”.

Dans le procès-verbal de la réunion de politique monétaire de mi-septembre, publié aujourd’hui, la BCE note qu’il y a déjà eu une baisse des commandes et des exportations, comme le montrent les derniers indices des directeurs des achats.

Toutefois, “les effets négatifs des tensions commerciales sur la confiance dans le commerce et l’investissement ont jusqu’à présent été limités”, selon la BCE.

La BCE dans l’économie

Le Conseil des gouverneurs de la BCE a également analysé les implications des évolutions dans les économies de marché émergentes. La dépréciation des monnaies de ces économies a été limitée aux pays ayant une dette extérieure élevée et une forte exposition au dollar, comme l’Argentine et la Turquie, mais aussi le Brésil et l’Afrique du Sud.

Il a également estimé que, bien que les risques pesant sur la croissance dans la zone euro soient équilibrés, il convient de reconnaître que “les risques liés à la menace protectionniste, à la vulnérabilité des marchés émergents et à la volatilité des marchés financiers ont augmenté”.

La BCE a également noté en septembre que les conditions financières s’étaient quelque peu détériorées depuis fin juillet, en particulier que les cours boursiers avaient baissé en raison de tensions géopolitiques et commerciales accrues.

Le taux de change de l’euro s’est apprécié, “principalement en raison de l’affaiblissement des monnaies dans certaines économies de marché émergentes”. L’euro s’est apprécié de plus de 10 % depuis le début de 2017, selon les chiffres de la BCE.

Étant donné que l’incertitude persiste et que l’inflation sous-jacente n’augmente “que progressivement”, les membres du Conseil des gouverneurs se sont largement accordés à reconnaître qu’il est essentiel de “rester patient, prudent et persistant en ce qui concerne la politique monétaire”.

En octobre, la BCE a réduit de moitié les achats de dette publique et privée, à 15 milliards d’euros par mois, et cessera d’en acheter en janvier.

Mais il estime que même si la fin des achats de dette arrive, ” la politique monétaire continuerait d’être très expansionniste. La BCE maintient le prix de l’argent à 0 % et facture aux banques 0,4 % pour les réserves excédentaires. La BCE a réitéré qu’elle s’attend à ce que les taux d’intérêt restent à ce niveau au moins jusqu’à l’été 2019.

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